Mettre nos succès à profit

bird watchersLa force du modèle de conservation des milieux humides et de la sauvagine provient de plus d’un million de chasseurs de canards qui ont donné des centaines de millions de dollars pour la conservation de la sauvagine. De nouvelles approches sont nécessaires pour engager les dizaines de millions de personnes qui observent les oiseaux à appuyer la conservation d’autres espèces et de leurs habitats. Photo: Sharon Helmerich.

Créons davantage d’histoires à succès pour les oiseaux

Un modèle qui fonctionne

Les efforts de conservation des milieux humides et de la sauvagine de l’Amérique du Nord ont misé sur les synergies entre les politiques et le financement continentaux (North American Wetlands Conservation Act), la coordination de la science à l’échelle des aires de répartition des espèces (Plan nord américain de gestion de la sauvagine) et la mise en oeuvre de la conservation de l’habitat sur le terrain par des groupes locaux (partenariats de conservation régionaux appelés plans conjoints). Les groupes de conservation sans but lucratif ont joué un rôle fondamental dans ce modèle en mettant à profit l’énergie d’une foule d’enthousiastes, en canalisant leur oeuvre philanthropique et les voix de leurs membres vers les objectifs stratégiques, et en alimentant les mécanismes de conservation au moyen de fonds de contrepartie. Le succès de ce modèle de conservation de l’habitat a aidé à soutenir des populations en constante croissance de sauvagine.

Nécessité de porter attention à la conservation

Les tendances démographiques des oiseaux de rivage, des oiseaux marins et de nombreux oiseaux terrestres évoluent dans une direction opposée à celles de la sauvagine. Comme les canards, d’autres oiseaux ont un besoin évident d’efforts de conservation exhaustifs. Des activités scientifiques coordonnées à l’échelle des aires de répartition des espèces ont été élaborées (p. ex. le plan Partners in Flight « Saving our Shared Birds » [Partenaires d’Envol « Sauver les oiseaux que nous partageons »]) et certains mécanismes de financement (p. ex. la Neotropical Migratory Bird Conservation Act [Loi sur la conservation des oiseaux migrateurs néotropicaux]) sont en place. Le défi consiste maintenant à canaliser l’énergie de dizaines de millions de personnes qui aiment les oiseaux. Nous pouvons les inciter à renforcer leurs contributions et leurs voix en faveur de la conservation de tous les oiseaux, dans tous les milieux.

Paruline à flancs marron. Photo: Charles M. Francis.

Renouveler notre engagement à l’égard de tous les oiseaux

À l’aube du centenaire du traité du Canada et des États-Unis sur les oiseaux migrateurs, et du 80e anniversaire du traité du Mexique et des États-Unis sur les oiseaux, les gouvernements et les citoyens de nos trois pays doivent établir une vision pour la conservation des oiseaux migrateurs au cours du présent siècle. Nous devons nous engager à faire croître le modèle de conservation
trinational de façon efficace, de sorte qu’il bénéficie à tous les oiseaux. Notre succès dépend de la prestation des ressources nécessaires à la rédaction de politiques fondées sur la science et de la mise en oeuvre de mesures de conservation efficaces sur le terrain. Les résultats profiteront non seulement aux oiseaux, mais aussi aux écosystèmes dont dépendent d’autres espèces sauvages et dont nous dépendons nous-mêmes.